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Concocté par Yves,
notre vice président, ce séjour dans l’Allier fut un véritable plaisir pour tous les
participants. Même si nous n’étions que quatre, ce fut des parties de rigolade
de tous les instants,
de la joie et de la bonne humeur. L’Allier, qui est
l’un des quatre départements de la région Auvergne, est appelé
également le Bourbonnais. C’est un pays de plaines et de boccages d’apparence relativement plane que démentiront tous nos
circuits, car les 10% de dénivelé par rapport à la distance seront bien réels. C’est à Moulins, capitale de la province, que
l’hôtel Campanile (à Avermes)
sera notre camp de base. La ville de Moulins
Place de l’Horloge
Le Château
vieille ruelle du centre ville Mercredi soir je
récupère Jean Pierre C, il est 19h00, cependant que Nanard et Yves arrivent sur place à
l’hôtel. Nous arriverons peu avant minuit, accueillis par nos deux compères … en pyjama. Pour ne pas arriver encore plus
tard nous resterons finalement le ventre
vide.
Jean-Pierre Yves Nanard
Jean-Michel Jeudi
13 mai : Petit déjeuner à
7h00 pour un départ effectif à 8h30 pour une première boucle de 115km
regroupant les circuits n°4 et
11. Ces parcours sont faits pour les vélos, les routes sont étroites et peu de véhicules y
circulent. Nos seuls spectateurs, les vaches blanches type Charolaise et parfois des rousses
broutant l’herbe verte des prairies cloisonnées de bouchures (haies) et de massifs forestiers.
Marigny, puis Souvigny qui abrite un important édifice religieux aurait mérité que l’on s’y
arrête. Ensuite Chatillon, Cressanges, Verneuil en Bourbonnais, Saulce et
enfin Saint Pourçain.
Vent moyen et quelques belles côtes avant d’arriver à Saint Pourçain sur
Sioule pour une dégustation du cru au domaine
Nebout et la pause déjeuner. Commandes passées
nous retournerons au centre ville pour « ripailler » à l’auberge du
pont où le menu du jour
conviendra parfaitement. Accueil sympathyque et service rapide. Je ne pu résister
au gâteau aux noix pour le dessert, succulent mais au combien difficile à digérer par la
suite. Ce sera un sujet de
rigolade pendant tout le séjour désormais à chaque moment de passer à
table.
La remontée sur
Besson fût pour moi un peu laborieuse, Nanard ne cessant de fustiger mon pédalier
compact, juste bon pour les coursiers. C’est un fait que je ne trouvais
jamais le braquet le mieux adapté.
Bref retour sur la plaque et croisement de chaîne, voilà ce qui me convenait le mieux, roulant à
25km/h sans trop souffrir. Le soir Yves paiera
sa mousse et nous irons diner à la pizzéria à Avermes. Vendredi
14 mai :
Aujourd’hui nous ferons les parcours N°6 et 7 jumelés, soit un total
de 126km. Même type de parcours
que la veille un peu plus roulant. Nous passerons à Chezy, Chevagnes …
Chapeau, qui nous rappellera une chanson de notre enfance
(Chapi-chapeau).
La faim se faisait pressante, mais comme l’endroit semblait triste et
désert nous pousserons
un peu plus loin vers Thionne. Comme, nous, nous aimons monter et
descendre nous passerons deux fois devant la maison du Lac,
logis de France où
finalement nous nous restaurerons. C’est une adresse à
retenir, d’ailleurs Yves compte bien y retourner. Accueil, service et qualité
des mets. Que du
bonheur ! Menu : salade de gésiers, raie au beurre citronné et
crème brulée parfaite pour le dessert. Choix identique
pour tous, afin d’éviter les railleries bon enfant concernant les
lourdeurs d’estomac de qui vous savez.
Château des Fougis et ses sculptures monumentales JPC Peu de kilomètres
restant à faire, nous nous arrêterons au château de Fougis datant du XVI ème
siècle se trouvant à proximité, où trônent d’imposantes sculptures monumentales
réalisées par le maître des lieux. Ce sera une petite
quarantaine de kilomètres à bon train pour rentrer sur Moulins. A Thionne, soudain,
le petit frère de Milou, Milou 2 se met à courser JPC dans la descente à une vitesse folle
sur plusieurs centaines de mètres. Nous suivrons derrière avec prudence. Ce qui est amusant
dans l’histoire, c’est qu’équipés de 2 GPS Garmin et de notre 3ème
GPS, nommé JPC suivant scrupuleusement le
parcours papier, nous réussirons tout de même à nous paumer.
Explications : l’un avait la
version vol d’oiseau et l’autre avait rentré la carte routière. Ceci fera l’objet de débats et de
discussions quotidiennes. La vérité, moi, je ne me posai pas de questions,
j’étais déjà bien content de pouvoir les suivre. Le soir, nous irons
diner à la cafétéria du centre Leclerc pour équilibrer notre budget à ne pas dépasser de 20€ par
repas. Samedi 15 mai : 93 km, parcours 8 et 9 jumelé pour notre
troisième jour de randonnée. Partis en voiture à Beaulon sous les nuages le temps va
s’éclaircir par la suite dans la
matinée. Nous passerons devant l’abbaye des
Sept-fous, cerclée de hauts murs avec tourelle à chaque coin, puis après un long faux plat montant nous
traverserons la Loire à Diou. Plus loin nous ferons une
pause photo au château de Saligny sur Roudon.
Château de Saligny sur Roudon Ce sera ensuite une
succession de côte remarquables (plusieurs chevrons Michelin) jusqu’à Vaumas.
L’une d’elle, un mur, me fit adopter
le peu glorieux 43X43. Ensuite montée sur
Varennes sur Têche et descente de 2 kilomètres comme dans un col sur
Trézelles. L’endroit étant dans une cuvette, le restaurant local très moyen nous
préférâmes poursuivre jusqu’à Chavroches afin d’éviter surtout la côte juste après
manger. Le restaurant n’étant pas facile à trouver, nous sommes trois à
monter le mur jusqu’au
centre ville. En haut, je prends
l’église en photo pendant que Yves se renseigne… il faut redescendre, c’est à la sortie du
village !
Si l’endroit ne
paye pas de mine à l’extérieur, l’intérieur est simple, rustique mais
accueillant. Après tout, il ne
doit pas avoir autant de monde que cela à s’arrêter ici. C’est la campagne
profonde. Nous avons grande
faim et nous mangerons copieusement. Aujourd’hui le
parcours est plus court mais il y a aussi plus de dénivelé. Pour rentrer nous
aurons le vent de face sur une grande ligne droite
de Vaumas à Dampierre sur Besbre. Je resterai
sagement à l’abri derrière Nanard qui tourne les jambes comme un métronome. A Beaulon, il n’est
pas très tard. Je resterai à les attendre pour qu’ils atteignent, voir dépassent les 100km au
compteur. De retour les voilà ravis d’un petit décrassage à grande vitesse d’une
quinzaine de kilomètres, au point d’oublier de s’arrêter à l’endroit où était
garée la voiture ! Le soir, après
avoir dégusté la méthode champenoise Nebout dans la chambre, nous dinerons à
l’hôtel.
Forteresse médiéval
de Bourbon l’Archambault Dimanche16
mai : Je décide de me
reposer, pendant que mes trois compagnons sont repartis pour une dernière boucle de 72km, passage à Bourbon
l’Archambault voir sa forteresse médiévale et son établissement
thermal. Le séjour se
termine, nous avons passé de très bons moments. Nous déjeunerons à l’hôtel avant de reprendre la route pour
rentrer chez nous. Jean-Michel 17/05/2010
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